______________________________________________________________________________________________________
La pièce, refroidie, étoufa la passion. La pluie s'abbatait sur sa fenetre, affectée de sueur, de meme manière que ses larmes immergeaient violemment sur ses joues encore chaudes. Son coeur n'était plus que le lieu du naufrage où se noyait l'amour qu'elle avait pour lui. Il avait pris le large apres l'avoir baiser. A présent, elle baignait, seule, sous le drap imbibé de son éffluve. Le souffle de tendresse et la jouissance de leur chair caressaient intensemment sa peau. Poignardée, elle l'était. Sa tête glissa sur le coté gauche, emportant avec elle son onctueuse chevelure. Désormais, la couleur émeraude de son regard, grisé par le chagrin, deumeurait. Ses paupières étaient lourdes mais assez redressées pour voir le complice qui l'aiderait. Le seul remède était là, devant ses yeux, à quelques centimètres de ses lèvres. Les comprimés ruisselaient un à un dans les cavités internes de sa gorge. Elle sombrait peu a peu dans ses pensées jusqu'à ce que la mort lui rende visite. Ce fut sa dernière rencontre.
écrit par Auriane Kolodziej.
" Les larmes prouvent leur amour, elles n'apportent pas leur remède." William Shakespeare.
______________________________________________________________________________________________________
Un cube orné de papier rouge et d'un ruban de velours se tenait sous le sapin. Mes doigts étreignaient doucement le bloc, les morceaux s'abbandonaient un à un sur le sol. A présent, il était nu. Je venais de démasquer cinq CD. J'en embarqua un et l'introduit précieusement dans le lecteur. Le bouton "PLAY" préssé, le poste de télévision s' éveilla. Le son arriva en premier : ma cavité auditif intercepta une voix : douce, délicate ... L'image se manifesta quelques secondes après. Il se tenait là, derrière cet écran. Mes yeux se mirent à briller, mes membres à trembler. Dans ses bras, mon sourire rayonnait, autant que son regard scintillait. Sa main éffleurait mon visage, puis se déversa dans mon cou. A présent, le pendentif, accompagné de sa chaîne en or, caressait ma peau; il ne me quitta plus. 4 aout 1996, jour de mon baptème, il devint mon deuxieme père - 25 novembre 2006, jour de sa mort. C'était si bon d'entendre le son mélodieux de sa voix... Je fermis mes yeux, buvit ses paroles. Un sourire s'oublia sur mes lèvres, parmis les quelques larmes ruisselantes sur mes joues.
écrit par Auriane Kolodziej.
"Douces ou amères, les larmes soulagent toujours." Alfred de Musset.
______________________________________________________________________________________________________
Depuis hier, 19h33, vous avez du écouler plus de sept paquets de dix mouchoirs chacun, une trentaine se trouve au pied de votre lit, vingt sous votre couette, dix a coté de vos joues et un dans votre main. Vous vous noyez dans le chagrin. Les larmes s'imposent sur vos joues, s'écoulent le long de votre bouche. Vos membres frémissent. Les yeux rouges, les mains moites, vous vous sentez vide. Vous ouvrez votre fenetre, respirez, l'air glaciale se heurtent a vos poumons, puis replongez. Vous vous rememorez les moments passés enssemble, une vraie torture, mais vous le faites. Ressentir ses lèvres contre les votres. Le bout de ses doigts, reffroidis par la temperature, parcourrir la cambrure de votre dos. Ses douces mains dans votre cou. Cette tendresse qu'il avait dans le regard lorsque vous vous enfonçiez dans le sien. Il vous manque.
Depuis hier, 19h33, vous êtes sure. Vous êtes amoureuse.
écrit par Auriane Kolodziej.
"Combien faut-il de larmes pour noyer un chagrin d'amour ?"
______________________________________________________________________________________________________
Ce n'était pas le froid du vent parisien qui me gela sur place, non, seulement le regard du garçon qui se tenait debout, face à moi. Quelques meches de ses cheveux ébourifés retombaient sur ses sourcils, soulignant l'ocean dans lequel je plongeais dèjà depuis quelques secondes. Il m'adressa un sourire en coin, laissant apparaitre ses canines aiguisés. Je le lui rendit. Maladroitement certes. Les minutes passaient, les regards s'échangeaient, les mots succombaient, les mains s'éffleuraient. Sur ce quai de Seine, je cédai à ses bras. Je lui livrai des douceurs dans la courbe de son cou, et lui deposai des mots d'amour au creux de sa joue. Nos corps enlacés, je sentai son coeur danser une valse au rythme du mien. Sa peau chaude reposait sur la mienne. Je savourai le passage de ses doigts dans mes cheveux emmelés, ceux qui glissaient peu à peu sur ma joue embrasée. Délicatement, légerement. Sa paume coulait le long de la cambrure de mon dos, papillonant sur l'arrondi de ma hanche. Calmement, secrètement. Et du plus doux des gestes, sa bouche caressa mes lèvres, silencieusement.
écrit par Auriane Kolodziej.
"On a beau tout rêver, tu dépasses le rêve." Victor Hugo.